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Arthrose : calmer les poussées inflammatoires et protéger le cartilage

  • 21 avr.
  • 4 min de lecture

L’arthrose est une maladie dégénérative du cartilage associée à une inflammation de toute la zone articulaire avec aussi la synoviale et les tissus de soutien : ligaments, tendons et muscles.  Elle se développe sur un terrain inflammatoire à bas bruit entrecoupé de périodes de poussées.

Elle se traduit par des douleurs, une raideur et une gêne fonctionnelle.

 Ses facteurs de risque sont : le surpoids, le syndrome métabolique, l’inactivité physique, le surmenage articulaire, le déséquilibre postural, le vieillissement  et principalement un contexte de déséquilibre nutritionnel se traduisant par : une acidose métabolique latente, une inflammation de bas grade (déficit en acides gras insaturés), un stress oxydant (excès de radicaux libres et déficit d’apport en antioxydants), une hyperperméabilité de la muqueuse intestinale liée à une hypersensibilité alimentaire générant de l’inflammation. On parle aujourd’hui d’arthrose métabolique associée à l’hypertension, au diabète, aux dyslipidémies avec pour cause sous latente l’inflammation de bas grade.

 

Si l’on ne peut pas la guérir, en revanche, il est possible de la soulager. Pour cela, on peut agir sur deux fronts : 

  • diminuer la douleur en période de poussées inflammatoires

 

  • ralentir la progression de la maladie.

 

 

  • SOLUTIONS ANTI INFLAMMATOIRES NATURELLES


1.   Les oméga-3

Les acides gras polyinsaturés oméga-3 EPA et DHA sont reconnus entre autres, pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Le processus de dégénérescence articulaire impliquant une inflammation locale, un apport nutritionnel adéquat en ces acides gras pourrait être utile.Pour ce faire, il convient de privilégier la consommation de poissons gras (saumon, sardine, hareng, anchois, maquereau…) et des huiles de colza, de noix, de cameline.

 

2.   La vitamine D

Bien plus qu’une simple vitamine, elle joue le rôle d’une hormone et intervient dans de nombreux mécanismes notamment dans l’inflammation. Un bon statut en vitamine D est primordial pour lutter contre ce phénomène. Il conviendra de faire un dosage et de complémenter si besoin.


3.   Le magnésium

Ce minéral joue un rôle décontractant musculaire et peut ainsi soulager en période de crise les tensions accumulées autour de l’articulation.

 

4.   Le Curcuma (Curcuma longa L)

Curcuma Longa L., plante originaire du sud de l’Asie, est riche en curcumine. La curcumine a montré in-vitro qu’elle inhibait les cytokines de l’inflammation. Chez l’Homme, les études attestent que la curcumine soulage de façon significative les douleurs articulaires des sujets traités en traitement de fond sur plusieurs mois ou lors des crises. Dosage : 600 à 1200 mg / j

 

5.   Le Boswellia

Boswellia serrata est un arbre originaire d’Inde, sa résine obtenue après incision de l’écorce est utilisée en médecine ayurvédique. Les acides boswelliques inhibent l’activité des cytokines inflammatoires et des enzymes de l’inflammation. Ses extraits permettent d’améliorer la douleur des patients atteints d’arthrose en cure de 45 jours.

 

6.   L’Harpagophytum

Harpagophytum procumbens DC est une plante de Namibie utilisée en Afrique du Sud pour soulager les douleurs rhumatismales, la fièvre… C’est une plante reconnue pour ses propriétés antalgiques et anti-inflammatoires. 

 

7.   Le saule

Le saule (Salix alba), est un arbre riche en acide salicylique (ancêtre de l’aspirine) utilisé depuis des millénaires pour soulager les douleurs articulaires et combattre la fièvre. Son écorce est effectivement très riche en dérivés salicylés qui sont métabolisés en acide salicylique et confèrent au saule ses propriétés analgésiques et anti-inflammatoires indiquées dans les troubles ostéo-articulaires

 

  • Ralentir la progression de l’arthrose


1.   Des légumes crucifères pour leur teneur en sulforaphane

Les légumes de la famille des crucifères (tous les choux, le navet, le cresson, le brocoli…) s’avèrent intéressants grâce à leur teneur en sulforaphane. Cette substance, libérée après la consommation de légumes crucifères dont le brocoli, ralentirait la destruction du cartilage dans les articulations. 

 

2.   La glucosamine

Il s’agit d’une substance naturelle présente dans l’organisme, formée à partir de glucose et de glutamine. Elle se trouve principalement dans le cartilage et joue un rôle important dans son maintien.  Les recherches menées sur cette substance ont été motivées par l’idée que l’apport de ce précurseur pourrait stimuler la synthèse de la matrice cartilagineuse. Les études montrent, en réponse à l’ingestion de glucosamine : 800 mg pendant 4 mois :

-        amélioration des symptômes (douleur et handicap fonctionnel notamment), 

-       ralentissement de la perte de cartilage, 

-       diminution de la consommation d’antalgiques et/ou une amélioration de la qualité de vie.

 

3.   La chondroïtine

Elle est également fabriquée par l’organisme et sa production diminue avec l’âge. Elle intervient dans la diminution des symptômes en diminuant la raideur de l’articulation. La chondroïtine sulfate est présente dans les cartilages de requin ou de raie ce qui rend sa consommation peu probable. On la trouve sous forme de complément 1200 à 1600 mg en cure de 4 mois avec des arrêts de 2 à 3 mois car son effet est tardif mais rémanent. Elle agit en synergie avec la glucosamine.

 

4.   N Acétylcystéine

Elle nourrit le cartilage, gère le stress oxydant et détoxifie le paracétamol, fréquemment utilisé pour soulager les douleurs articulaires. Dosage : 600 mg le soir

 

5.   Anti oxydants

En cas d’inflammation, il se produit une « flambée de radicaux libres », il faudra donc soutenir les défenses anti oxydantes avec du sélénium, zinc, cuivre, manganèse, vitamine A, C, E et des polyphénols (resvératrol, thé vert)

 

6.   Lutter contre l’acidose métabolique

Avec des aliments alcalinisants comme les fruits et légumes par exemple.

 

7.   Activité physique

Trente minutes de marche sans essoufflement associée à du gainage postural et des étirements via le yoga ou stretching.

 

  • CONCLUSION :


Pas de fatalité face à l’arthrose, des solutions existent pour soulager en période de crise et lutter contre la progression de cette pathologie. C’est avant tout, comme toujours notre mode de vie (alimentation et activité physique adaptée), qui va permettre d’être efficace, avec l’aide de compléments alimentaires bien choisis quand c’est nécessaire. Un professionnel saura vous accompagner dans cette démarche.



DOULEURS DORSALES D ARTHROSE
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