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MICROBIOTE BUCCAL: NOTRE DEUXIEME FLORE

6 oct.
4 min de lecture

Le microbiote buccal constitue notre deuxième flore la plus abondante après celle du côlon. Composé de bactéries (plus de 700 répertoriées), champignons et virus, il forme un biofilm déposé sur nos dents, nos gencives et nos muqueuses buccales. Lorsque cette flore est saine, peuplée essentiellement de bactéries « amies », elle joue un rôle protecteur. On parle alors d’eubiose, situation idéale pour la santé.

 Mais cette diversité bactérienne peut être bouleversée par le développement anarchique de micro-

organismes pathogènes. Cette dysbiose favorise les pathologies bucco-dentaires : caries, inflammation des gencives, parodontite…, mais pas seulement. Des dégâts dans tout le corps : des liens avec des pathologies aussi diverses que les cancers digestifs, les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer), cardiaques, métaboliques (diabète), pulmonaires ou inflammatoires (maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde, dépression…) existent.

Les bactéries nocives peuvent en effet migrer dans tout l’organisme par la voie sanguine, nerveuse ou digestive et engendrer des dégâts à distance. Cette dysbiose buccale déstabilise également l’autophagie, Il s’agit de la capacité des cellules à se nettoyer des virus, des bactéries intracellulaires et des dépôts graisseux. De plus en plus d’études s’intéressent à ce phénomène.

En cas de caries, des lactobacilles et streptocoques pullulent dans la bouche. Régulièrement ingérées, ces bactéries arrivent à passer la barrière gastrique et modifient le microbiote intestinal. Elles influencent donc notre santé globale. En cas de parodontite, des bactéries anaérobies, telles que Fusobacterium nucleatum et Porphyromonas gingivalis, se multiplient et se répandent dans tout l’organisme par voie sanguine.

Une certitude, toutefois : une bonne hygiène bucco-dentaire n’est pas une option ! 

Un déséquilibre de la flore buccale peut impacter tout l’organisme.

 

  • Comment prendre soin de notre flore buccale ?


1.   Reconnaître les signes d’un déséquilibre.


Les caries, abcès et kystes dentaires (parfois indolores), la gingivite (saignement des gencives) et la parodontite (atteinte de l’os) : toutes ces pathologies signalent un déséquilibre du microbiote.

 Mais aussi les aphtes à répétition, les candidoses buccales et les boutons de fièvre, ainsi que la mauvaise haleine, la sécheresse buccale, la langue fissurée ou gonflée, gardant l’empreinte des dents. Ces affections témoignent d’une baisse de l’immunité, et ouvrent la porte à la prolifération de mauvaises bactéries dans la bouche, qui déstabilisent rapidement le microbiote. 

 

2.    Booster le système immunitaire.  

 

  • En dosant la vitamine D et en complémentant si besoin

 

  • Avec des plantes et champignons immunostimulants : Echinacée, Reishi, Maitake, Coriolus versicolor par exemple

  

3.    Travailler sur le foie


Il filtre le sang et élimine les toxines. On optera pour des plantes comme le Chrysantellum ou le Chardon-marie. 

 

4.    Bien nourrir son microbiote


 Les bonnes habitudes alimentaires sont les meilleures alliées d’un microbiote équilibré.

 

  • Eviter les sucres (sucreries, sodas, alcool, jus de fruits...), car en fermentant, ils favorisent la formation d’acides qui attaquent les dents et les gencives. Ils sont aussi présents dans les fruits, les légumineuses et certains légumes (betterave, choux, carottes…), mais pas ou peu nocifs.

 

  •  Bannir le grignotage et la consommation excessive d’aliments mous ou moulinés.

 

  •   Privilégier les aliments riches en fibres, car ils diminuent fortement l’agressivité des acides et augmentent la diversité de la flore dans la bouche

 

  • Stimuler la mastication, en mangeant des légumes crus ou peu cuits et en croquant des fruits, car elle contribue à la sécrétion de salive et à la pré digestion en bouche. Les enzymes digestives sont dopées, ce qui préserve l’eubiose et relance les mécanismes d’autophagie. S’il existe une entrave à la bonne mastication (dents manquantes, dysfonctionnement de l’articulé temporo-mandibulaire...), il convient de consulter son chirurgien-dentiste, un orthodontiste qui proposera des solutions afin de rétablir cette fonction.

 

  • Hydratez-vous correctement

L’hydratation est essentielle pour maintenir un flux salivaire optimal. 

  • Boire suffisamment d’eau : La salive est cruciale pour neutraliser les acides produits par les bactéries et pour éliminer les particules alimentaires. Buvez de l’eau régulièrement tout au long de la journée pour éviter la bouche sèche.

  • Éviter les boissons déshydratantes : Limitez la consommation de café, de thé et d’alcool, qui peuvent déshydrater la bouche et réduire la production de salive.

 

5     Attention aux habitudes nocives


Certaines habitudes peuvent nuire à la santé bucco-dentaire et déséquilibrer le microbiote buccal. Il conviendra donc d’éviter :

 

  • Le tabagisme : Fumer réduit le flux sanguin vers les gencives, nuit à la cicatrisation et favorise la croissance de bactéries pathogènes. Cela augmente le risque de maladies des gencives, de caries et de cancer buccal.

  • La consommation excessive d’alcool : L’alcool peut assécher la bouche, perturbant l’équilibre du microbiote buccal. Préférez des alternatives moins nocives et hydratez-vous bien.

 

6     Adopter une bonne hygiène bucco-dentaire.


  • Se brosser les dents deux fois par jour pendant deux minutes à minima avec une brosse à poils souples. Le brossage s’effectue de façon verticale, du haut de la dent vers le bas, à l’avant et à l’arrière de la surface dentaire.

 

  •  Utilisation de brossettes interdentaires ou du fil dentaire : passez la soie ou fil dentaire une fois par jour pour éliminer les débris alimentaires et la plaque entre les dents et sous la ligne des gencives. Cela réduit le risque de caries interdentaires et de gingivite.

 

 

  •  Nettoyage de la langue : pour maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire, il est recommandé de nettoyer sa langue une fois par jour. Le nettoyage de la langue aide à éliminer les bactéries et les débris alimentaires qui peuvent s’accumuler sur la surface de la langue, contribuant ainsi à la prévention de la mauvaise haleine et à la promotion d’un microbiote buccal sain.

 

  • Aller chez le dentiste deux fois par an, pour un examen complet et un détartrage.

 

  • Choisir un dentifrice avec au moins 1 450 ppm de fluor. Le fluor réduit l’apparition des caries, prévient la formation de la plaque dentaire en limitant l’adhésion des germes à la surface de l’émail et renforce la résistance aux attaques acides Utiliser ensuite du fil dentaire, une brossette interdentaire ou un jet hydropulseur.

 

  • Attention aux bains de bouche antiseptiques, à utiliser très ponctuellement car ils détruisent la flore.

 

7      Analyser sa flore buccale

 

Aujourd’hui, il est possible de mesurer la qualité de sa flore buccale grâce à des tests respiratoires simples, pratiqués dans certaines cliniques ou hôpitaux. Celui-ci consiste à souffler dans un ballon branché sur un nez électronique, qui spécifie les microbiotes en fonction des composés organiques volatils et de la nature des gaz rejetés. Une lampe à UV noirs (lampe de Wood) permet également d’apprécier dans ses grandes lignes la qualité de la flore buccale.


LE MICROBIOTE BUCCAL
MICROBIOTE BUCCAL

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